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 3,000

ABSTRACT

This study takes a critical look at the language technique of Alain Robbe-Grillet in
his novel La Jalousie. The novel shows certain interesting cases of syntactic deviations in
French language. However, syntactic deviations are sentence structures that do not conform
strictly to the standard norms of language. In the concept of the New Novel, it is the human
conscience that speaks, that is, it is the imagination of the character. Based on the concept,
we discussed language and thought because the two are linked together. The objective of
the study is to appreciate the enormous linguistic particularities characterizing the language
complexity of Robbe-Grillet, as seen through his characters. In order to carry out this
research, we adopted the structuralist approach and the generative approach precisely to
analyse the work. This approach, created by Chomsky, discusses the generation of
sentences through intuition. We were able to identify elliptic and interrupted kind of
sentences in the novel. We equally identified the use of the “pre-verbal pronoun”, which
could not have existed in French language. This study shows how a writer could manipulate
the use of language for a particular purpose. From our analysis, is pertinent to note that
language is surely not static and it could be used in different forms to express individual
thought. Robbe-Grillet in La Jalousie frowns at the awesome destruction of lives and
property during the time of the world wars, which, not only destroyed all the existing
structures put in place by the bourgeoisie of the 18th and 19th centuries but also the literary
works. These destructions are reflected by the author’s particular use of the negative
sentences which do not confirm with the standard norms of French language.

 

 

TABLE OF CONTENTS

Titre Page
Déclaration . . . . . . . . . . .ii
Dédicace. . . . . . . . . . iii
Certification .. . . . . . . . . . .iv
Remerciements. . . . . . . . . .v-vi
Résumé . . . . . . . . . . .vii
Table de matières . . . . . . . . . .viii-xi
Abréviation. . . . . . . . . . xii-xii
Listes de figures. . . . . . . . . ..xiv
Listes de tableaux. . . . . . . . . . xv
Introduction. . . . . . . . . . . 1
La vie de l’auteur . . . . . . . . . .5
La philosophie du nouveaux romans . . . . . .6
Références. . . . . . . . . . 9
Chapitre I
1.0 Spécification du sujet à étudier. . . . . . . .11
1.1 Considération des prémisses de la langue. . . . . . 11
1.2 Justification. . . . . . . . . . 14
1.3 Objectifs de l’étude. . . . . . . . .15
1.4 Portée et limites de l’étude . . . . . . . .16
Références . . . . . . . . .17
Chapitre II
Etat présent des études sur le domaine . . . . . . .18
Références . . . . . . . . . .30
9
Chapitre III
3.0 La Méthodologie . . . . . . . . . .33
3.1 L’approche fonctionnaliste . . . . . . .34
3.2 L’approche distributionnaliste . . . . . . . .35
3.3 L’approche générativiste . . . . . . . . .36
Références . . . . . . . . . .40
Chapitre IV
4.0 Le Profil scriptural de Robbe-Grillet . . . . . . .41
4.1 Un aperçu des autres oeuvres de Robbe-Grillet . . . . . .42
– Les Gommes . . . . . . . . .42
– Le Voyeur . . . . . . . . .44
– Dans le labyrinthe . . . . . . . .46
– L’Année Dernière à Marienbad . . . . . .48
– L’Immortelle. . . . . . . . .50
– La maison de rendez-vous . . . . . . .54
Références . . . . . . . . . 56
Chapitre V
5.0 Analyse quantitative des phrases dans La Jalousie . . . . .57
5.1 Résumé de La Jalousie . .. . . . . . .57
5.2.0 L’analyse de phrase dans La Jalousie . . . . . . .58
5.2.1 La phrase tronquée et la Phrase elliptique. . . . . .59
5.2.2 Une phrase elliptique à un mot et à deux mots . . . . .60
5.2.3 Un corpus d’ellipse d’un seul ou de deux mots . . . . .61
10
5.2.4 Analyse . . . . . . . . . .61
5.2.5 Ellipse en début de phrase . . . . . . . .63
5.2.6 Un corpus de phrases elliptiques par leur début . . . .64
5.2.7 Analyse . . . . . . . . . .65
5.2.8 Les phrases interrompues . . . . . . . .74
5.2.9 Corpus des phrases interrompues. . . . . . .74
5.2.10 Analyse . . . .. . . . . . . .77
5.2.11 Ellipse de la deuxième détente de négation . . . . . .80
5.2.12 Un corpus de phrases elliptiques de « PAS ». . . . .81
5.2.13 Analyse . . . . . . . . . .82
5.3.0 Le pronom préverbal. . . . . . . . .86
5.3.1 Un corpus des pronoms préverbaux . . . . . . .87
5.3.2 Analyse. . . . . . . . . . .87
5.4.0 La phrase interrogative . . . . . . . .94
5.4.1 Un corpus des phrases interrogatives . . . . . . .95
5.4.2 Analyse . . . . . . . . . .96
5.5.0 La proposition incise . . . . . . . . .100
5.5.1 Corpus des propositions incises . . . . . . .103
5.5.2 Analyse . . . . . . . . . .108
5.5.3 L’inversion dans des phrases de La Jalousie. . . . . .111
5.5.4 Corpus de phrase inversée dans La Jalousie . . . . . .111
5.5.5 Analyse . . .. . . . . . . .112
5.6.0 La phrase négative . . . . . . . . .113
11
5.6.1 Corpus de la phrase négative dans La Jalousie . . . . .117
5.6.2 Analyse . . . . . . . . . .119
5.6.3 Ce que représente la négation dans La Jalousie . . . . .122
Références . . . . . . . . .126
Conclusion . . . . . . . . . .129
Bibliographie . . . . . . . . . .133Titre Page
Déclaration . . . . . . . . . . .ii
Dédicace. . . . . . . . . . iii
Certification .. . . . . . . . . . .iv
Remerciements. . . . . . . . . .v-vi
Résumé . . . . . . . . . . .vii
Table de matières . . . . . . . . . .viii-xi
Abréviation. . . . . . . . . . xii-xii
Listes de figures. . . . . . . . . ..xiv
Listes de tableaux. . . . . . . . . . xv
Introduction. . . . . . . . . . . 1
La vie de l’auteur . . . . . . . . . .5
La philosophie du nouveaux romans . . . . . .6
Références. . . . . . . . . . 9
Chapitre I
1.0 Spécification du sujet à étudier. . . . . . . .11
1.1 Considération des prémisses de la langue. . . . . . 11
1.2 Justification. . . . . . . . . . 14
1.3 Objectifs de l’étude. . . . . . . . .15
1.4 Portée et limites de l’étude . . . . . . . .16
Références . . . . . . . . .17
Chapitre II
Etat présent des études sur le domaine . . . . . . .18
Références . . . . . . . . . .30
9
Chapitre III
3.0 La Méthodologie . . . . . . . . . .33
3.1 L’approche fonctionnaliste . . . . . . .34
3.2 L’approche distributionnaliste . . . . . . . .35
3.3 L’approche générativiste . . . . . . . . .36
Références . . . . . . . . . .40
Chapitre IV
4.0 Le Profil scriptural de Robbe-Grillet . . . . . . .41
4.1 Un aperçu des autres oeuvres de Robbe-Grillet . . . . . .42
– Les Gommes . . . . . . . . .42
– Le Voyeur . . . . . . . . .44
– Dans le labyrinthe . . . . . . . .46
– L’Année Dernière à Marienbad . . . . . .48
– L’Immortelle. . . . . . . . .50
– La maison de rendez-vous . . . . . . .54
Références . . . . . . . . . 56
Chapitre V
5.0 Analyse quantitative des phrases dans La Jalousie . . . . .57
5.1 Résumé de La Jalousie . .. . . . . . .57
5.2.0 L’analyse de phrase dans La Jalousie . . . . . . .58
5.2.1 La phrase tronquée et la Phrase elliptique. . . . . .59
5.2.2 Une phrase elliptique à un mot et à deux mots . . . . .60
5.2.3 Un corpus d’ellipse d’un seul ou de deux mots . . . . .61
10
5.2.4 Analyse . . . . . . . . . .61
5.2.5 Ellipse en début de phrase . . . . . . . .63
5.2.6 Un corpus de phrases elliptiques par leur début . . . .64
5.2.7 Analyse . . . . . . . . . .65
5.2.8 Les phrases interrompues . . . . . . . .74
5.2.9 Corpus des phrases interrompues. . . . . . .74
5.2.10 Analyse . . . .. . . . . . . .77
5.2.11 Ellipse de la deuxième détente de négation . . . . . .80
5.2.12 Un corpus de phrases elliptiques de « PAS ». . . . .81
5.2.13 Analyse . . . . . . . . . .82
5.3.0 Le pronom préverbal. . . . . . . . .86
5.3.1 Un corpus des pronoms préverbaux . . . . . . .87
5.3.2 Analyse. . . . . . . . . . .87
5.4.0 La phrase interrogative . . . . . . . .94
5.4.1 Un corpus des phrases interrogatives . . . . . . .95
5.4.2 Analyse . . . . . . . . . .96
5.5.0 La proposition incise . . . . . . . . .100
5.5.1 Corpus des propositions incises . . . . . . .103
5.5.2 Analyse . . . . . . . . . .108
5.5.3 L’inversion dans des phrases de La Jalousie. . . . . .111
5.5.4 Corpus de phrase inversée dans La Jalousie . . . . . .111
5.5.5 Analyse . . .. . . . . . . .112
5.6.0 La phrase négative . . . . . . . . .113
11
5.6.1 Corpus de la phrase négative dans La Jalousie . . . . .117
5.6.2 Analyse . . . . . . . . . .119
5.6.3 Ce que représente la négation dans La Jalousie . . . . .122
Références . . . . . . . . .126
Conclusion . . . . . . . . . .129
Bibliographie . . . . . . . . . .133Titre Page
Déclaration . . . . . . . . . . .ii
Dédicace. . . . . . . . . . iii
Certification .. . . . . . . . . . .iv
Remerciements. . . . . . . . . .v-vi
Résumé . . . . . . . . . . .vii
Table de matières . . . . . . . . . .viii-xi
Abréviation. . . . . . . . . . xii-xii
Listes de figures. . . . . . . . . ..xiv
Listes de tableaux. . . . . . . . . . xv
Introduction. . . . . . . . . . . 1
La vie de l’auteur . . . . . . . . . .5
La philosophie du nouveaux romans . . . . . .6
Références. . . . . . . . . . 9
Chapitre I
1.0 Spécification du sujet à étudier. . . . . . . .11
1.1 Considération des prémisses de la langue. . . . . . 11
1.2 Justification. . . . . . . . . . 14
1.3 Objectifs de l’étude. . . . . . . . .15
1.4 Portée et limites de l’étude . . . . . . . .16
Références . . . . . . . . .17
Chapitre II
Etat présent des études sur le domaine . . . . . . .18
Références . . . . . . . . . .30
9
Chapitre III
3.0 La Méthodologie . . . . . . . . . .33
3.1 L’approche fonctionnaliste . . . . . . .34
3.2 L’approche distributionnaliste . . . . . . . .35
3.3 L’approche générativiste . . . . . . . . .36
Références . . . . . . . . . .40
Chapitre IV
4.0 Le Profil scriptural de Robbe-Grillet . . . . . . .41
4.1 Un aperçu des autres oeuvres de Robbe-Grillet . . . . . .42
– Les Gommes . . . . . . . . .42
– Le Voyeur . . . . . . . . .44
– Dans le labyrinthe . . . . . . . .46
– L’Année Dernière à Marienbad . . . . . .48
– L’Immortelle. . . . . . . . .50
– La maison de rendez-vous . . . . . . .54
Références . . . . . . . . . 56
Chapitre V
5.0 Analyse quantitative des phrases dans La Jalousie . . . . .57
5.1 Résumé de La Jalousie . .. . . . . . .57
5.2.0 L’analyse de phrase dans La Jalousie . . . . . . .58
5.2.1 La phrase tronquée et la Phrase elliptique. . . . . .59
5.2.2 Une phrase elliptique à un mot et à deux mots . . . . .60
5.2.3 Un corpus d’ellipse d’un seul ou de deux mots . . . . .61
10
5.2.4 Analyse . . . . . . . . . .61
5.2.5 Ellipse en début de phrase . . . . . . . .63
5.2.6 Un corpus de phrases elliptiques par leur début . . . .64
5.2.7 Analyse . . . . . . . . . .65
5.2.8 Les phrases interrompues . . . . . . . .74
5.2.9 Corpus des phrases interrompues. . . . . . .74
5.2.10 Analyse . . . .. . . . . . . .77
5.2.11 Ellipse de la deuxième détente de négation . . . . . .80
5.2.12 Un corpus de phrases elliptiques de « PAS ». . . . .81
5.2.13 Analyse . . . . . . . . . .82
5.3.0 Le pronom préverbal. . . . . . . . .86
5.3.1 Un corpus des pronoms préverbaux . . . . . . .87
5.3.2 Analyse. . . . . . . . . . .87
5.4.0 La phrase interrogative . . . . . . . .94
5.4.1 Un corpus des phrases interrogatives . . . . . . .95
5.4.2 Analyse . . . . . . . . . .96
5.5.0 La proposition incise . . . . . . . . .100
5.5.1 Corpus des propositions incises . . . . . . .103
5.5.2 Analyse . . . . . . . . . .108
5.5.3 L’inversion dans des phrases de La Jalousie. . . . . .111
5.5.4 Corpus de phrase inversée dans La Jalousie . . . . . .111
5.5.5 Analyse . . .. . . . . . . .112
5.6.0 La phrase négative . . . . . . . . .113
11
5.6.1 Corpus de la phrase négative dans La Jalousie . . . . .117
5.6.2 Analyse . . . . . . . . . .119
5.6.3 Ce que représente la négation dans La Jalousie . . . . .122
Références . . . . . . . . .126
Conclusion . . . . . . . . . .129
Bibliographie . . . . . . . . . .133

 

 

CHAPTER ONE

Specification du sujet à étudier
La technique langagière est le comportement d’un écrivain envers son écriture.
Chaque écrivain croit dévoiler les vices d’une société, et ce dévoilement est fait à travers
une langue connue par ses lecteurs. Puisqu’un écrivain a sa manière d’exprimer sa
philosophie, il utilise des phrases de son style. Le style de chaque écrivain fait partie
intégrante de lui. Voilà pourquoi, il est difficile de comprendre le sens et même la forme de
l’écriture littéraire. Dans ce chapitre nous avons pour tâche préciser à articuler clairement
notre sujet et de vérifier ce qui nous mène au choix d’introduction, en considérant la
prémisse de la langue : la compétence et la performance.
1.1 Considération des prémisses de la langue : compétence et performance
Il est important de dire ici qu’un écrivain qui se sert de sa langue, en écrivant, utilise
sa compétence linguistique dans sa création esthétique. Cette compétence linguistique est la
connaissance que le locuteur natif posséde de sa langue, alors que la performance est
l’utilisation réelle de la compétence dans des situations concrètes de communication par
l’auteur. Christian Nique1 distingue la compétence d’un professeur d’université et celle
d’un berger à la campagne. Il pense que les niveaux de compétence de ces cadres sont bien
différents. C’est-à-dire la compétence diffère considérablement de l’un â l’autre, même
celle d’un professeur et de ses étudiants. Alors cette compétence dépend de la situation
socioculturelle du locuteur, du type de conversation qu’il tient ou de l’endroit où il se
trouve, comme le cas du berger et du professeur à l’université.
Il arrive que certains écrivains français sont des locuteurs natifs du français ;
alors, leur niveau de compétence et de performance est élevé et ils manient les phrases à
27
leur goût. Dans le même contexte, Ruwet observe qu’une étude du contexte de la langue
fait partie de celle de la performance. Il ajoute que « la construction de la phrase se présente
comme la maîtrise d’une partie de l’édifice grammatical »2. Chaque performance comporte
la possibilité de construire une phrase d’abord acceptable et puis recevable. En fait, dans les
règles grammaticales françaises, chaque phrase comporte l’ordre ‘sujet’ ‘verbe’
‘complement’. Alors, cet ordre (s v c) en français est généralement habituel et régulier.
D’ailleurs, tout changement de cet ordre a une valeur expressive, et toute tentative de
rompre cet ordre constitue un écart. Il s’ensuit que la grammaticalité d’une phrase
détermine sa qualité ou son acceptabilité. Dans ce cas, nous parlons d’un écart sémantique
dans le texte. En revanche, nous parlons la même grammaire mais nous employons
différemment cette grammaire. C’est alors dans l’emploi que la différence surgit. Cette
différence à son tour peut aller du style jusqu’à l’erreur. Il nous reste maintenant à savoir ce
que l’on appelle ‘Ecart’.
Tout d’abord, l’écart est l’action d’écarter une chose d’une autre, ou bien, deux
parties d’une chose. C’est aussi une distance qui sépare deux choses qui ne sont plus en
contact. De même, un écart est l’acte de parole qui s’écarte de la règle grammaticale. Jean
Cohen, cité par Genouvrier et Peytard, observe que
la prose est le langage courant donc on peut le
prendre pour une norme et considérer le
poème comme un écart par rapport à la prose3
Cela veut dire que le poème ne respecte pas les règles grammaticales comme la prose. Pour
Genouvrier et Peytard4, la notion d’écart est complexe. C’est la distance qui est franchie par
le langage en quête de la pensée. Ils considèrent que dans le style littéraire, la notion d’écart
forme la partie majeure du style. Donc, il y a toujours une marge qui sépare le trait marqué
28
comme affectif. En exprimant ce trait affectif, le langage s’éloigne d’un usage neutre à la
recherche de l’expressivité du sens.
D’après Bally l’écart est la distance entre les modes d’expression de la langue
littéraire et la langue parlée qui: «est fatale, inéluctible, dès l’évolution les approche, la
langue littéraire s’éloigne du parler par un nouvel effort »5. Dans cette situation même, une
culture peut contribuer à éloigner la langue littéraire de la langue parlée. Cela veut dire que
la littérature tend à s’éloigner de la collectivité pour tomber dans la complexité de pensée.
Cet écart peut s’éloigner du message pour aboutir à l’erreur. On se trompe alors de
message, ou on estime vrai ce qui est faux. Tout départ de la structure classique ou de la
structure standard est un écart. Alors, toute phrase qui est indépendante du contexte risque
d’aller jusqu’à constituer un cas d’écart.
Dans ce contexte, nous parlons de la phrase robbe-grilletienne dans La Jalousie.
Alain Robbe-Grillet est un auteur de la révolution du roman, le Nouveau Roman. Pour
découvrir sa technique langagière, nous allons étudier l’auteur de point de vue de l’usage
qu’il a fait de sa langue ou bien de sa performance. Il existe une manière qui caractérise la
phrase robbe-grilletienne. Robbe-Grillet, en effet, manipule le discours français dans La
Jalousie. Il s’ensuit que comme les autres écrivains, Robbe-Grillet a sa technique. Nous
parlons de sa technique langagière. En tant que romancier, il a sa performance, c’est-à-dire
sa manière d’employer le français dans la situation concrète d’écriture de sa
communication. En tant que locuteur natif, sa performance est sous-tendue par sa
compétence linguistique. Il est considéré comme un auteur difficile parce que ses lecteurs
n’ont pas le moyen d’étudier la technique dont il se sert. Quelquefois, il choque la règle
29
grammaticale. La question est de savoir quelles sont les techniques dans la construction de
ses phrases dans La Jalousie.
De plus, on peut employer le langage en réagissant à la pensée. Si le langage est
cassé, la pensée est cassée, mais si la pensée continue, le langage continu. En effet, le
locuteur natif emploie sa langue comme il se la doit. Donc, Robbe-Grillet ne nous présente
pas seulement le coté littéraire dans La Jalousie, mais il présente également des traits
linguistiques intéressants. Nous allons voir aussi à travers quelle forme de phrases le
message est livré.
1.2 Justification
La mémoire est un facteur non négligeable dans l’usage de la langue. En fait, en
lisant un roman, la fonction psychique du locuteur, pour ne pas perdre une partie du
message, est évidente. Mais, un lecteur peut être découragé de continuer à lire un roman
avec des phrases longues et compliquées. En effet, la phrase longue et compliquée teste la
force mentale du locuteur, mais diminue la possibilité de recevoir la totalité du message.
Chaque écrivain français a une philosophie qui voit tout à travers la société entière.
Puisque la langue appartient aux Français, ceux-ci utilisent des phraséologies complexes, et
sont capables de créer des phrases longues à travers des personnages jusqu’à l’infini. Le
‘Nouveau Roman’ qui a pris un autre moyen d’expression, pose le problème de
compréhension aux lecteurs. D’abord en raison de la psychologie du texte et de
personnages, et ensuite en raison des types de phrases employées : phrases inachevées,
phrases tronquées, phrases elliptiques, etc.
Dans notre étude, nous nous intéressons à caractériser la langue de Robbe-Grillet
dans La Jalousie. Alain Robbe-Grillet, du point de vue langagier, serait nouveau. En tant
30
qu’usager de la langue, il n’a pratiquement pas reçu d’attention au niveau de l’étude de ses
techniques. Alors, beaucoup de jeunes chercheurs s’aventurent trop peu dans ce domaine.
Ils se méfient de cette aventure romanesque qu’est le Nouveau Roman. Tout le monde a
parlé de Robbe-Grillet en tant que romancier et non pas comme un technicien de la langue.
1.3 Objectifs de l’étude
Alain Robbe-Grillet a écrit beaucoup d’oeuvres. Son univers romanesque et son
profil langagier sont différents de ceux de ses contemporains du ‘Nouveau Roman’. Dans
ce contexte, notre étude a pour but ; d’apprécier la grande variété de structures phrastiques
caractérisant le complexe langagier de l’auteur. C’est de faire voir comment l’auteur a mis
son langage dans la bouche de ses personnages. C’est-à-dire, faire connaître la
performance de Robbe-Grillet, surtout que cet aspect aurait été très peu touché par les
critiques. C’est la découverte de la phrase robbe-grilletienne qui nous intéresse. Son roman
est le fonctionnement du cerveau d’un homme jaloux dont les phrases ne sont souvent pas
normales. Quelle est la structure de la phrase ? Il s’agit de mettre la structure en rapport
avec l’étape psychologie des personnages, ou bien avec les mots que met l’auteur dans les
bouches des personnages.
Alors, nous tenons à savoir la forme de discours produite par les cerveaux des
personnages dans le roman. Le non-dit qui se trouve dans la tête devient le dit reflèté par le
personnage lui-même, parce que la réflexion sur le personnage se situe à un niveau
intellectuel que le roman traditionnel ne possède pas. Si le personnage est content, il se
révèle content, et s’il est malade il se révèle malade.
31
1.4 Portée et limites de l’étude
Cette recherche porte sur La Jalousie d’Alain Robbe-Grillet. Nous avons choisi cet
auteur parce qu’il serait le porte-parole du groupe du mouvement du Nouveau Roman
auquel il appartient. Donc, parmi ses oeuvres célèbres, nous mettons l’accent sur La
Jalousie, car il s’agit d’un événement psychologique qui touche le genre humain, livré à
travers la forme portant un sens. Nous avons, en fait, l’intention de voir par quels types de
phrases le message est livré. Robbe-Grillet a écrit beaucoup d’oeuvres et la considération de
la langue de Robbe-Grillet dans ce travail ne couvre pas la totalité de son oeuvre. Ce n’est
donc pas toutes les oeuvres de Robbe-Grillet que nous allons traiter, notre point de mire est
limité à La Jalousie qui serait le roman le plus coté de l’auteur. Le coté de la langue
n’aurait pas été attiré beaucoup d’attention. Aussi limitons–nous à la langue de Robbe-
Grillet pour éviter un travail touffu. Nous faisons allusion au contenu, mais ce n’est pas
notre point de mire.
Bien qu’il y ait Robbe-Grillet littéraire, il existe un Robbe-Grillet linguiste. Nous
allons essayer de toucher les phrases par lesquelles les personnages agissent et réagissent
dans le texte, ce qui nous livrera l’ensemble des techniques langagières de Robbe-Grillet.
32
Références
1. Nique, Christian. Initiation Méthodique à la Grammaire Générative Paris : Librairie
Amand Collin. 1974, p.11.
2. Ruwet, Nicolas. Introduction à la Grammaire Générative. Paris : Librairie Plon. 1968,
P15.
3. Genouvrier et Peytard. Linguistique et Enseignement du Français. Paris : Librairie
Larousse. 1970, p. 258.
4. Genouvrier et Peytard. Linguistique et Enseignement du Français. Paris : Librairie
Larousse1970, p.155.
5. Charles, Bally. Traité de Stylistique française. Paris :Librairie Georg Cie S.A et
Librairie Klinsieck, vol.1 3 edition 1951, p. 248.

 

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